

Tanguy envisage la sculpture comme un lien entre le corps, l’espace et la matière. Le masque y occupe une place centrale, non comme objet de dissimulation mais comme passage : une seconde peau, une mémoire en mouvement, un espace où se mêlent identité, imaginaire et transformation. Plus qu’un support, il devient un point de rencontre entre le corps et son environnement.
Nourri de mythologies et de récits anciens réactivés dans un contexte contemporain, son travail se déploie dans le temps long, porté par une incroyable patience et un goût de l’épure. Perles et pétales de fleurs s’y égrainent comme autant de fragments narratifs. Ainsi, l’univers de Tanguy ne cherche pas à illustrer des histoires mais à en faire résonner les formes, entre héritages archaïques et fictions futures.


