

Yann Yvinec, dit Hyane, explore les failles du vivant à travers une pratique qui oscille entre dessin et sculpture, l'un prolongeant l'autre comme un même tracé dans l'espace. Son nom d'artiste, écho à son prénom autant qu'hommage à la hyène — figure totémique qui traverse inlassablement, et presque obsessionnellement, son paysage — annonce déjà les contours de son univers.
L'artiste révèle la beauté trouble de ce que l'on préfère ignorer et délaisser. Animaux charognards, ruines, paysages industriels : le geste réanime ce que l'on détourne d'ordinaire du regard. Loin de toute séduction facile, à rebours d'une esthétique du « joli », il transforme ces présences délaissées en images vibrantes, où les amas de matière et l'acharnement du trait insufflent une nouvelle énergie à ce qui semblait voué à l'effacement.
Son travail compose ainsi une série de vanités contemporaines qui invitent à entrevoir, dans le noir, une lumière inattendue.

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